La Compliance de demain peut-elle tirer parti du cadre Scrum Agile ?

Apparu au début des années 90, le cadre Scrum a pour vocation d’améliorer la vitesse et la flexibilité dans le développement de nouveaux produits.

Scrum est un cadre de travail Agile, s’appuyant sur une approche empirique (basée sur l’expérience), non hiérarchique et collaborative de la mise en œuvre d’un projet.

Comment ce cadre initialement appliqué au développement de logiciels peut-il s’intégrer à un projet de compliance ?

La compliance, bridée par la lourdeur et la rigidité de ses processus.

De nature complexe et très normée, le secteur de la compliance peine aujourd’hui à faire évoluer son fonctionnement et à exploiter son plein potentiel avec en sous jacent : des méthodes de travail parfois désuètes et des projets coûteux et longs.

Des équipes ralenties par le manque de cadre et de clarté.

Il arrive par ailleurs que les rôles soient mal définis au sein des équipes de compliance.

Qui cadre le projet ?

Qui définit les attendus réglementaires ?

Qui formalise ?

Qui pilote ?

Qui teste ?

Ce flou autour des attributions de chacun génère des tensions entre les acteurs, et entraîne des lenteurs dans la publication des normes et le développement des outils.

Dans un projet compliance, cela peut se traduire concrètement par l’implication d’experts techniques dans la gestion de projet, au détriment des questions de fond réglementaires.

Conséquence ? Un manque de vision globale et de méthode sur la gestion de projet, des tâches difficilement parallélisées, des sujets de fond mis de côté, une dilution des compétences et une perte d’efficacité…

Un recul insuffisant pour l’amélioration continue.

Les équipes compliance gèrent leur flot quotidien de tâches en prenant rarement le temps de faire des rétrospectives sur le bon fonctionnement des projets (organisation des équipes, bon niveau opérationnel et intelligibilité des travaux, etc.). C’est pourtant en ces occasions qu’elles améliorent les processus et développent leur courbe d’apprentissage. La linéarité de cette routine peut, à terme, générer chez certains une désagréable impression de tourner en rond suivi d’une baisse de moral.

Ce manque de recul a également des conséquences sur les livrables. Sans prise en compte des retours utilisateurs, les produits finaux ne sont pas opérationnels et se révèlent être trop complexes à prendre en main.

La compliance telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui manque donc parfois de cadre, de fluidité et de flexibilité. Des axes qui pourraient être travaillés avec le cadre Scrum.

Le cadre Scrum : une réponse aux environnements instables et aux produits complexes.

Initialement créé pour le développement de logiciels, ce cadre répond à des problématiques communes aux productions par équipes multidisciplinaires sur des projets complexes.

Focus sur le processus de production.

Afin d’orienter l’ensemble du projet dans la bonne direction, le cadre Scrum impose comme première étape la clarification des besoins utilisateurs. Une occasion pour la compliance de corriger les problèmes d’opérationnalité des livrables.

Le cadre demande également une organisation en cycles « Sprints ». Lors de la réunion initiale, l’objectif du Sprint est sélectionné parmi les livrables prioritaires, puis divisé en tâches à effectuer. Tout au long du processus, qui dure 2 à 4 semaines, chaque acteur sera responsable d’un périmètre clairement définit. Une grande transparence leur sera demandée concernant l’avancement des travaux, afin d’évacuer les points bloquants au fil de l’eau et de ne pas ralentir l’ensemble du projet.

A l’échelle individuelle, le cadre et le rythme imposés par les Sprints permettent aux acteurs d’être challengés, d’avoir une vue d’ensemble du projet sur lequel ils sont impliqués, et de savoir exactement quelles tâches leur incombent. A l’échelle globale, le temps de travail et les compétences sont optimisés et le travail d’équipe fluidifié.

Une application sur-mesure à la compliance.

Si la fluidité du processus est primordiale, le cadre Scrum peut également être bénéfique à la compliance pour la répartition et la clarification des rôles de chacun. En faisant le parallèle, 4 rôles clés s’articulant autour de responsabilités spécifiques peuvent être définis :

  • Scrum Master : Comme un coach, il donne le cadre de départ, fournit les outils méthodologiques, anime les différentes routines (stand-up, sprint planning, rétrospective, etc.) et rythme l’exécution du projet. C’est un facilitateur, porte-parole et formateur qui va favoriser l’avancement et l’autonomie de l’équipe.
  • Expert : Il(s) produit(sent) en autonomie, tout en suivant le cadre donné par le Scrum Master. Ils doivent honorer les engagements prévus sur chaque Sprint et sont garants du respect des attendus réglementaires et du formalisme.
  • Product Owner : Garant des attentes utilisateurs, il s’assure que le produit livré soit le plus opérationnel possible.
  • Panel d’utilisateurs : Ce sont les “clients finaux” des normes et outils. A ce titre, ils testent les livrables et communiquent leurs contraintes opérationnelles au Product Owner.

Quelle que soit la méthode utilisée, la Compliance restera un secteur complexe. En adaptant le cadre Scrum à ses particularités, elle s’offre cependant un moyen de poursuivre son évolution et d’étendre son impact…

Aux équipes de s’en saisir et d’en tirer le meilleur !

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Onebird + est le 1er hub dédié aux freelances en Compliance & Risk. Sa mission : connecter avec agilité les porteurs de projets et freelances du domaine.

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